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Les Canadiennes et les Canadiens sont plus susceptibles de dire que les efforts du gouvernement pour protéger les femmes autochtones ont été plutôt mauvais que bons : nouveau sondage Nanos

PUBLICATION IMMÉDIATE

« La population du Canada n’est pas satisfaite de l’inaction du gouvernement … Notre sécurité est un sujet qui les préoccupe et les politiciens feraient bien de tenir compte de ce que ce sondage leur dit… » Lynne Groulx, directrice générale de l’AFAC

3 juin 2022

OTTAWA – Les Canadiennes et les Canadiens sont trois fois plus susceptibles de dire que leur pays a très peu fait pour réduire les meurtres et les disparitions de femmes autochtones qu’ils ne sont susceptibles de faire l’éloge du gouvernement pour son travail à l’échelle fédérale dans le but de mettre fin au carnage; c’est ce que démontre un nouveau sondage.

La vaste enquête commandée par l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et réalisée par Nanos Research a été rendue public le 3 juin, le troisième anniversaire du rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), lequel aboutissait à la conclusion que cette violence fait partie d’un génocide en cours. Le sondage arrive un an après la publication par le gouvernement d’un Plan d’action national pour faire face à cette tragédie.

Quarante‑et‑un pour cent des personnes interrogées ont évalué comme mauvais le travail fait par le gouvernement pour mettre fin à la tragédie nationale des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (score de 0‑3 sur 10). Seulement 12 pour cent ont dit que le gouvernement avait fait un bon travail (score de 7‑10) et 33 % ont qualifié ce travail de moyen (score de 4‑6). Quatorze pour cent étaient incertaines.

Des résultats similaires ont été obtenus lorsqu’on a demandé aux participants au sondage ce qu’ils pensaient des efforts du gouvernement fédéral dans une perspective d’avenir pour prévenir la violence envers les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre autochtones, 36 pour cent estimant que le travail du gouvernement avait été mauvais et 15 pour cent approuvant le travail effectué par le gouvernement.

Ces résultats se sont répétés lorsque Nanos a demandé si le gouvernement avait fait un bon travail pour rendre les communautés sécuritaires afin de protéger ce segment démographique vulnérable.

« Trois ans après la publication du rapport final de l’Enquête nationale, la population canadienne est trois fois plus susceptible d’évaluer comme mauvais plutôt que bon le travail fait par le gouvernement lorsqu’il s’agit de mettre fin à la tragédie persistante des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées », a dit Nik Nanos, scientifique de données en chef et fondateur de Nanos Research.

« Notre sondage démontre que les Canadiens sont au courant de cette question et veulent que le gouvernement prenne des mesures efficaces pour mettre fin à la violence. »

Plus de sept répondants sur 10 ont dit au sondeur qu’ils ont entendu parler des 231 Appels à la justice qui ont résulté de l’Enquête nationale (71 %). Parmi ceux qui en avaient entendu parler, trois sur quatre ont dit avoir une connaissance moyenne ou supérieure à la moyenne de la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.

Et 61 cent ont dit qu’il est important que le gouvernement agisse pour prévenir d’autres meurtres, tandis que 26 pour cent ont dit que c’est assez important.

« La mise en œuvre des Appels à la justice est un impératif juridique, ce n’est pas une option », a dit Lynne Groulx, directrice générale de l’Association des femmes autochtones du Canada. « Mais ce sondage démontre aussi que c’est un impératif politique. La population du Canada n’est pas satisfaite de l’inaction du gouvernement lorsque la vie des femmes, des filles et des personnes de diverses identités de genre autochtones est en jeu. Notre sécurité est une question qui les préoccupe et les politiciens feraient bien de tenir compte de ce que leur dit ce sondage. »

Malgré le fait que le gouvernement fédéral a publié un plan d’action national en réponse aux résultats de l’Enquête, ce plan n’est pas assorti de financement, de calendriers ou d’objectifs mesurables spécifiques. Par conséquent, une analyse de l’AFAC publiée cette semaine a constaté que le gouvernement a fait peu de progrès en vue d’atteindre ses objectifs.

Le gouvernement a dit en 2021 qu’il attribuerait 2,2 milliards de dollars sur cinq ans pour juguler la violence, mais n’établit pas clairement quelle proportion de cette somme il a dépensée, où cet argent a été dirigé ni ce qu’il a permis d’accomplir.

Presque tous les répondants au sondage Nanos (95 pour cent) ont dit qu’il est important, ou assez important, que le gouvernement du Canada soit transparent dans ses dépenses pour pallier la tragédie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.

Le sondage de 1 001 Canadiens de 18 ans et plus, effectué du 26 au 30 mai, était un sondage en ligne dont les répondants étaient recrutés au hasard par lignes fixes et téléphones cellulaires. Les résultats devraient refléter exactement les opinions du grand public canadien à +3,1 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.

Les participants au sondage ont donné au gouvernement une note raisonnablement bonne pour le respect dont il a fait preuve envers les Autochtones, leurs points de vue et leurs droits. Et 65 pour cent ont dit que le gouvernement fédéral à Ottawa avait fait un travail qualifié de bon (30 %) à moyen (35 %) quant à la question de la réconciliation.

Mais la moitié des personnes interrogées ont dit que le gouvernement n’a pas tenu ses promesses d’avoir de l’eau potable pour les communautés autochtones.

« Nous avons entendu le gouvernement parler beaucoup de son désir d’améliorer la relation avec les peuples autochtones », a dit Madame Groulx. « Ce sondage démontre que les Canadiennes et les Canadiens croient que les gestes du gouvernement n’ont pas suivi ses paroles que les paroles du gouvernement n’ont pas été suivies par des actions; c’est ce qu’indique ce sondage. La situation est urgente. Nos vies restent menacées. »

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