L’AFAC appelle les dirigeants élus de partout au Canada à dénoncer le racisme, le sexisme et l’épidémie de violence envers les femmes autochtones
Ottawa — 21 août 2026 — L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) demande aux dirigeants élus de tous les ordres de gouvernement de s’exprimer clairement et d’agir de manière décisive contre le racisme, le sexisme, la misogynie ainsi que les formes croisées de haine et de discrimination qui continuent d’exposer les femmes et les filles autochtones, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre à un risque disproportionné de violence.
L’AFAC se joint à Femmes Autochtones du Québec (FAQ) et exprime sa solidarité envers les trois femmes autochtones qui ont été violemment agressées à Pessamit, au Québec, le 16 août 2026, ainsi qu’envers leurs familles et la Nation innue de Pessamit. Selon des reportages fondés sur des renseignements policiers, les femmes ont été attaquées lors d’une invasion de domicile impliquant une arme contondante. Leurs blessures variaient de mineures à graves, et l’état de l’une des femmes avait alors été décrit comme mettant sa vie en danger.
Cette attaque ne peut être considérée simplement comme un autre acte de violence isolé. Elle s’inscrit dans une crise nationale plus vaste, dans laquelle les femmes autochtones continuent de subir des niveaux de violence extraordinairement élevés. Statistique Canada a indiqué en 2026 que, d’après l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés de 2025, 52 % des femmes autochtones avaient subi une agression sexuelle et 57 % avaient subi une agression physique depuis l’âge de 15 ans.
L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a documenté les causes systémiques et croisées de cette violence et a formulé 231 appels à la justice. Ces appels à la justice exigent une action soutenue de la part des gouvernements, des institutions, des fournisseurs de services, des industries et de la population canadienne — non seulement après une tragédie, mais chaque jour, par la prévention, la responsabilisation et la protection des droits fondamentaux des femmes autochtones.
| « Les dirigeants élus ne peuvent rester silencieux lorsque les femmes autochtones continuent d’être ciblées par la violence. Chaque dirigeant de ce pays a la responsabilité de dénoncer le racisme, le sexisme et la misogynie, de rejeter la déshumanisation des femmes autochtones et d’agir. Les femmes autochtones ont le droit d’être en sécurité dans leur foyer, leur communauté et partout au Canada. » — AFAC « À l’aube du déclenchement des élections générales au Québec, les leaders des partis politiques ont une occasion incontournable de faire de la sécurité des femmes et des enfants autochtones, une priorité incontournable de leurs engagements. La réconciliation passe aussi par des actions concrètes pour prévenir la violence, protéger les victimes et assurer des milieux de vie sécuritaires. » – Marjolaine Étienne, présidente de Femmes Autochtones du Québec (FAQ). |
L’AFAC demande un leadership national immédiat :
• Chaque dirigeant élu — fédéral, provincial, territorial et municipal — devrait condamner publiquement le racisme, le sexisme, la misogynie ainsi que l’intersection de la haine et de la discrimination qui contribue à la violence envers les femmes autochtones.
• Le premier ministre, les premiers ministres provinciaux et les dirigeants territoriaux devraient prendre des engagements publics clairs envers des mesures concrètes qui préviennent la violence et améliorent la sécurité des femmes autochtones.
• Les gouvernements devraient démontrer des progrès mesurables relativement aux 231 appels à la justice, notamment en matière de prévention, de services policiers et de justice, de logement sécuritaire, de santé, de sécurité économique, de transport, de services aux victimes et de mesures de soutien culturellement sécuritaires.
• Les gouvernements devraient financer des initiatives autochtones de prévention de la violence, de sécurité et de guérison, et travailler directement avec les femmes autochtones et les organisations de femmes autochtones à leur mise en œuvre.
• Les services policiers, les systèmes de justice et les institutions publiques doivent répondre rapidement à la violence envers les femmes autochtones et sans préjugés raciaux ou sexistes, tout en respectant les victimes, les survivantes et l’application régulière de la loi.
Le silence n’est pas synonyme de neutralité. Lorsque les stéréotypes racistes et sexistes sont tolérés, lorsque la violence est minimisée ou lorsque les femmes autochtones sont considérées comme méritant moins de protection, les conditions qui permettent à la violence de persister sont renforcées.
L’AFAC demande aux gouvernements et à la population canadienne de rejeter cette normalisation. Les femmes autochtones ne devraient pas avoir à prouver que leur vie compte avant que les institutions réagissent. La sécurité, la dignité et l’égalité sont des droits fondamentaux de la personne.
L’AFAC continuera de demander aux gouvernements une responsabilisation mesurable et une mise en œuvre concrète des appels à la justice. Le pays doit aller au-delà des expressions de préoccupation qui suivent chaque acte de violence et bâtir des systèmes qui préviennent la violence avant qu’une autre femme autochtone ne soit blessée, disparaisse ou soit tuée.
Assez, c’est assez. La violence envers les femmes autochtones doit cesser.
Contexte
• Statistique Canada, Différences entre les genres dans les expériences de violence et de comportements sexuels non désirés au Canada, 2025 (diffusé en 2026).
• Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final et les 231 appels à la justice.
• Les renseignements récents concernant l’incident de Pessamit sont fondés sur des reportages citant la Sûreté du Québec.
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Contact médias :
Association des femmes autochtones du Canada
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