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Bilan de l’année

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Nouvelles de l’AFAC | Bilan de l’année 2025-2026
AFAC
Nouvelles de l’AFAC
2025–2026 : Bilan de l’année
Douze mois de plaidoyer, de guérison et de leadership des femmes autochtones
Membres du conseil d'administration de l'AFAC a l'AGA 2025
Membres du conseil d’administration de l’AFAC à l’Assemblée générale annuelle 2025.

Cette année a été marquée par une présence constante — dans les salles de comités parlementaires et les centres communautaires, sur les rives des rivières et autour des tables du conseil, aux Nations Unies et dans les cuisines partout au pays. Avant de nous tourner vers 2026–2027, nous avons voulu prendre une pause pour partager certains des moments, des voix et des personnes qui ont marqué cette année.

Nous vous invitons à prendre le temps de le lire en entier — chaque section renferme une histoire qui mérite d’être connue.

865+
femmes, filles et personnes autochtones de diverses identités de genre rejointes
67+
événements et ateliers offerts d’un océan à l’autre
2,2 M$
en financement versé ou administré
10
AMPT travaillant aux côtés de l’AFAC
— 1 —
Dans cette édition
01 Mot de la présidente
02 Mot de la directrice générale
03 Faits saillants des services — Environnement, Santé, Développement économique (SFCEA) et Plaidoyer stratégique et politiques
04 Coin des AMPT
05 Reconnaissance du personnel
— 2 —
01 · Mot de la présidente
Une année aux fondations plus solides
La présidente Josie Nepinak
La présidente Josie Nepinak

« En 2025–2026, l’AFAC a renforcé les assises nécessaires à la réalisation de notre mandat national. Nous avons stabilisé notre gouvernance, renforcé notre reddition de comptes et amélioré notre collaboration avec nos associations membres provinciales et territoriales. »

— Josie Nepinak, présidente

La présidente Josie Nepinak a l'Assemblee generale des Nations Unies
La présidente Nepinak a représenté l’AFAC à l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, l’une des nombreuses tribunes où elle a porté les priorités des femmes autochtones sur la scène internationale cette année.

Elle n’a pas ralenti pour autant. Entre les conférences à Ottawa, les tables rondes avec des ministres fédéraux et sa présence à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies à New York, la présidente Nepinak a passé l’année à veiller à ce que les femmes autochtones aient voix au chapitre — peu importe où se trouvait la salle.

8
conférences, sommets et assemblées
20+
rencontres gouvernementales et de leadership
2
engagements internationaux, dont l’ONU
5+
entrevues médiatiques et activités publiques
— 3 —
02 · Mot de la directrice générale
Livrer, à temps et dans le respect du budget
La directrice générale Madeleine Redfern
La directrice générale Madeleine Redfern

« En 2025–2026, l’AFAC a renforcé sa stabilité opérationnelle, rétabli la confiance de nos bailleurs de fonds et livré un travail de qualité, à temps et dans le respect du budget, tout en veillant à ce que les savoirs, les points de vue et les priorités des femmes autochtones guident notre travail. »

— Madeleine Redfern, directrice générale

— 4 —
03 · Faits saillants des services
Les histoires de l’année
Environnement et action climatique
Les gardiennes de l’eau : lire la rivière comme le faisaient nos grands-mères
Participante a l'atelier des gardiennes de l'eau testant des echantillons d'eau
Analyse de la qualité de l’eau lors de l’atelier des gardiennes de l’eau, Winnipeg (Man.).

Bien avant l’existence des laboratoires et des capteurs, les femmes autochtones savaient lire les rivières — par le goût, par l’odeur, par la couleur de l’eau au détour d’un méandre. Cette année, le Service de l’environnement de l’AFAC a ramené ce savoir sur les berges.

À Winnipeg, Edmonton, Vancouver et Millbrook, 46 femmes ont pris en main des trousses d’échantillonnage et sont entrées dans l’eau — certaines pour la toute première fois — apprenant à tester la qualité de l’eau aux côtés d’Aînées et de gardiennes du savoir qui lisaient ces mêmes eaux depuis des décennies. La formation a porté ses fruits : deux des participantes ont ensuite été embauchées par l’AFAC, l’une pour contribuer à une trousse nationale sur la sécurité de l’eau, l’autre pour animer son propre atelier sur la conservation des poissons.

« L’eau nous relie à la terre, tout comme nous étions reliées à nos mères par l’eau, et l’eau est essentielle à la façon dont nous créons, entretenons et nourrissons nos vies. »
— Participante à l’atelier, Winnipeg (Man.)
Atelier des gardiennes de l'eau, Edmonton
Atelier des gardiennes de l’eau, Edmonton (Alb.).
Atelier des gardiennes de l'eau, Edmonton
Partage des savoirs traditionnels et formation technique, Edmonton (Alb.).

Ce n’était qu’une partie d’une année bien remplie pour l’équipe de l’environnement : en collaboration avec 8 AMPT, elle a mené 7 projets et tenu 23 ateliers sur la sécurité de l’eau, les plantes médicinales, les systèmes alimentaires et la protection des terres, rejoignant 286 femmes autochtones au total. Comme l’a dit simplement une participante : ce savoir mérite une place à la table des décideurs, pas seulement sur la berge — et l’AFAC travaille à faire en sorte qu’il l’obtienne.

— 5 —
Santé et mieux-être
Tisser le deuil en quelque chose que l’on peut tenir
Illustration d'un chale de guerison aux couleurs de rubans et bordure perlee
Illustration inspirée des châles de guérison créés à Edmonton.
À Edmonton, dix femmes — Aînées, filles, sœurs, membres de Premières Nations et Métisses — se sont réunies pour confectionner des châles de guérison. C’est un artisanat, mais c’est aussi une médecine : des couleurs et des motifs choisis pour représenter le deuil, la résilience et les proches perdus dans la crise persistante des femmes, des filles et des personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées.

Guidées par une Aînée, les participantes ne sont pas seulement reparties avec un châle — elles sont reparties avec une nouvelle façon de porter leur deuil. Chaque châle terminé devient un objet vers lequel elles peuvent se tourner lorsque le deuil resurgit : un rappel tangible de leur résilience et d’une communauté qui s’est mobilisée pour elles.

L’atelier s’est rempli si rapidement qu’une liste d’attente s’est formée presque aussitôt — un rappel doux, mais clair, du besoin encore immense d’espaces de guérison partout au pays.

— 6 —
Développement économique et SFCEA
« Je ne pensais pas qu’il était possible de retourner aux études »
Rassemblement communautaire de l'AFAC et de la SFCEA
Partenaires de l’AFAC et de la SFCEA lors d’un rassemblement national.

Derrière chaque dossier de la SFCEA se trouve une femme qui jongle avec la garde d’enfants, le loyer et un rêve qu’elle avait presque abandonné. Cette année, le programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones de l’AFAC a aidé des femmes autochtones partout au pays à couvrir les frais de scolarité, les livres, le transport et la garde d’enfants afin qu’elles puissent terminer ce qu’elles avaient commencé.

Nous ne partageons pas le nom des participantes afin de protéger leur confidentialité — mais nous pouvons partager leurs mots :

« En tant que femme autochtone de la fin de la quarantaine, mariée et mère de famille, je n’aurais jamais cru qu’un retour aux études était possible… Grâce à l’AFAC, ma première année de scolarité et mes livres ont été entièrement couverts. Leur soutien a rendu ma vie moins stressante et m’a ouvert des portes que je ne croyais jamais pouvoir franchir. »
« Je suis tellement fière d’avoir ce soutien — c’est effrayant de commencer une nouvelle carrière, surtout en tant que mère monoparentale, alors avoir l’appui de la SFCEA signifie tout pour ma petite famille. »
« La SFCEA est un programme comme je n’en ai jamais vu. Il donne aux femmes autochtones les moyens d’agir, de la bonne façon. Nous pouvons maintenant ouvrir la voie pour les sept prochaines générations. »
— 7 —
Plaidoyer stratégique et politiques
Porter la voix des communautés à la table des décisions
Representantes de l'AFAC lors d'une conference de presse nationale
Des représentantes de l’AFAC s’adressent aux médias au sujet du plaidoyer FFADA2S+.

Cette année, l’AFAC a maintenu la pression là où cela compte le plus : un Groupe de travail national sur les FFADA2S+ a été mis sur pied, des bilans de reddition de comptes ont été publiés, et l’AFAC est restée à la table pour réclamer une Alerte robe rouge, une ombudsperson autochtone et un véritable suivi des 231 appels à la justice. Derrière chaque rencontre et chaque manchette se trouvaient les familles et les survivantes qui ont fait confiance à l’AFAC pour porter leurs histoires.

Une place à la table des premiers ministres
La presidente Nepinak avec les premiers ministres canadiens et des dirigeants d'organisations autochtones nationales, juillet 2026
La présidente Nepinak avec les premiers ministres canadiens et des dirigeants d’organisations autochtones nationales, juillet 2026.

En juillet, la présidente Nepinak s’est entretenue avec les premiers ministres du Canada et des dirigeants autochtones nationaux au sujet de la réconciliation économique. Son message était simple et direct : une véritable réconciliation économique passe par des investissements dans les femmes autochtones elles-mêmes — services de garde ancrés dans la culture, soutiens complets, formation professionnelle et mentorat en affaires — et non seulement dans les infrastructures et les pipelines.

Une présence affirmée, ici et à l’international
Dirigeantes autochtones lors d'un rassemblement national de plaidoyer
Des dirigeantes et partenaires de l’AFAC lors d’un rassemblement national de plaidoyer.

Des dialogues fédéraux-provinciaux-territoriaux sur l’égalité des genres à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, l’AFAC a veillé à ce que les priorités des femmes autochtones voyagent partout où se prenaient les décisions cette année — aux côtés de ministres, d’ambassadeurs et d’autres organisations autochtones, pour que la sécurité, la justice et l’autodétermination demeurent à l’ordre du jour.

— 8 —
04 · Coin des AMPT
Dix régions, un seul réseau

Chacune des 10 associations membres provinciales et territoriales de l’AFAC a apporté sa propre contribution cette année — voici un aperçu de ce qui se passait sur le terrain, région par région.

Alberta et Manitoba
IAAW et MMVI ont organisé les ateliers en personne des gardiennes de l’eau à Edmonton et à Winnipeg — MMVI a également animé un atelier sur les poissons et leur habitat à la Première Nation de Sagkeeng.
Colombie-Britannique et Nouvelle-Écosse
BCNWA et NSNWA ont réuni les communautés autour de « Poursuivre le chemin de l’eau », un moment de réflexion sur six années du projet des gardiennes de l’eau.
Nunavut
Amautiit a organisé à Iqaluit un sommet sur le soutien au leadership des femmes inuites, produisant 21 modules sur le leadership et la gouvernance, en plus d’un atelier sur les poissons et leur habitat à Rankin Inlet.
Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick
KoTC, QNW et IWWT ont offert des ateliers sur les changements climatiques et la biodiversité à New Liskeard, à Québec et dans des communautés du Nouveau-Brunswick.
Yukon
YAWC a modernisé l’ensemble de son système financier — passant des dossiers papier à un écosystème numérique — renforçant ses contrôles et sa préparation aux vérifications futures.
Dans toutes les régions
Des dirigeantes des AMPT se sont jointes au Groupe de travail sur les FFADA2S+, reliant les 231 appels à la justice aux réalités vécues localement.
— 9 —
05 · Reconnaissance du personnel
Planifier l’avenir, ensemble
Seance de travail de l'equipe de direction de l'AFAC, juin 2026
Séance de planification stratégique du plaidoyer de l’équipe de direction de l’AFAC, juin 2026.

En juin, l’équipe de direction de l’AFAC s’est réunie pour une séance de travail afin d’élaborer le Plan de plaidoyer stratégique 2026–2027 — en définissant les priorités, en précisant les messages et en veillant à ce que tous les services avancent dans la même direction. Un grand merci à l’équipe pour cette réflexion qui orientera le plaidoyer de l’AFAC l’an prochain.

— 10 —
Merci de marcher à nos côtés

Rien de tout cela ne serait possible sans nos AMPT, nos Aînées et gardiennes du savoir, nos bailleurs de fonds et partenaires, ainsi que les femmes, les filles et les personnes autochtones de diverses identités de genre qui nous confient leurs histoires. À une autre année à être présentes les unes pour les autres.

Avec gratitude,
L’équipe de l’AFAC

— 11 —
AFAC
Association des femmes autochtones du Canada
120 Promenade du Portage, Gatineau, QC J8X 2K1